Débarras professionnel syndrome d'accumulation
debarras-maison - Syndrome de Diogène

Nouveautés dans l’accompagnement du trouble de l’accumulation : vers un débarras Diogène plus encadré et durable

Le trouble de l’accumulation (souvent associé, à tort ou à raison, au “syndrome de Diogène” dans le langage courant) est de mieux en mieux structuré dans les pratiques : reconnaissance clinique, programmes cognitivo-comportementaux, et interventions à domicile coordonnées. Cette évolution change concrètement la manière d’aborder un débarras Diogène : moins “coup de force”, plus stratégie graduée + sécurisation + maintien dans la durée. PMC

1) Reconnaissance et cadrage clinique plus clair

La classification internationale ICD-11 (OMS) intègre le hoarding disorder dans le champ des troubles obsessionnels et apparentés, ce qui contribue à standardiser les repères pour les professionnels (évaluation, orientation, documentation). icd.who.int

2) Thérapies et formats d’accompagnement : davantage de “terrain”

Les approches de référence restent les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), mais les tendances récentes renforcent l’idée qu’un suivi “cabinet seul” est souvent insuffisant quand l’encombrement est majeur.
On voit se développer/évaluer des dispositifs combinant TCC de groupe et désencombrement à domicile encadré (équipes sociales / coaching de tri), avec essais et protocoles publiés sur ces modèles hybrides. Springer Nature Link

3) Coordination médico-sociale et logique “aller-vers”

En France, le renforcement des équipes mobiles psychiatrie-précarité (EMPP) et l’actualisation de leur cadre d’intervention consolident les pratiques de liaison : repérage, évaluation, orientation, soutien des acteurs de première ligne. Dans les situations de débarras Diogène, cette coordination facilite la sécurisation du logement et la continuité (éviter rechute et ruptures). Ministère de la Santé


Ce que ça change pour un débarras Diogène (approche “professionnelle”)

Débarras Diogène = projet en phases, pas une simple évacuation

  1. Diagnostic opérationnel : niveau d’encombrement, accès, issues, risques sanitaires/sécurité, zones prioritaires.
  2. Cadre d’intervention : consentement, règles de tri, périmètre, rythme (souvent progressif).
  3. Tri assisté : décision aidée (garder / donner / recycler / détruire), réduction de la charge émotionnelle.
  4. Évacuation et filières : réemploi/dons si possible, déchetterie/centres agréés, traçabilité sur demande.
  5. Nettoyage post-débarras : remise à niveau, désinfection si nécessaire.
  6. Plan de maintien : routines simples, points de contrôle, relais proches/soignants/assistants sociaux.

Bonnes pratiques qui montent en puissance

  • Interventions à domicile intégrées au plan d’accompagnement (plutôt que “tout vider en 1 jour”). Springer Nature
  • Objectif sécurité d’abord (issues, cuisine, salle d’eau), puis optimisation du confort d’usage.
  • Réduction de la stigmatisation : posture de coopération, vocabulaire neutre, respect des objets “signifiants”. agirpourbienvieillir.com